Je mène depuis de nombreuses années une réflexion sur les liens de l’art et de ses médiations (discours, histoire de l’art, reproductions, expositions, musées…). J’ai souvent utilisé des collections constituées comme matière première : Artothéque d’Hennebont, musée de Brest, FRAC Bretagne au centre d’art Passerelle et à la friche Belle de Mai à Marseille.

 

                                    Où commence et où finit une œuvre, où chercher ses limites ? : dans sa matérialité « propre » , dans le dispositif qui la présente, dans le discours qui la fonde ou dans celui qui l'interprète ?

                                   

 

                                    Dans mon travail ces questionnements  passent par de la vidéo, de la peinture, des sculptures en pâte à modeler, des sorties numériques, des performances...                            

 

 

                                    Depuis 2007 la peinture a pris une place plus importante dans mon travail. Elle m'a permis de questionner les statuts instables de l’art et de l’artiste : Ce dernier était dans mes vidéos collectionneur, érudit, puis conférencier ; il figure maintenant le professeur, et la peinture est elle aussi instrumentalisée comme à des fins pédagogiques.

 

 

                                    Pour mes dernières gouaches, je pars d'images choisies sur internet : je tape ( congrès ou réunion, conférence...) ; puis je retravaille ces images du discours, de l'autorité, du jugement. Dernièrement j'ai travaillé à partir de photographies de reconstitutions historiques ou d'assemblées costumées... Tous ces « sujets » retiennent mon attention bien sûr parce qu'ils sont traversés par l'histoire de l'art.

 

                                                                                 Philippe Cam. 2014.